lafeeauriane

Ambiance, état d'âme, vie de famille...

23 novembre 2009

Heritage

La Bibliothèque rose illustrée

img_1165310605776

La Bibliothèque rose, naît en 1856 sous l'appellation Bibliothèque rose illustrée. La nouvelle collection se présente sous deux formes, l'une brochée dont la couverture est de papier rose (vendue à 2 F), l'autre reliée, plus chère à 3 F, en percaline rouge et or (le rouge est jusque-là très exceptionnel), dont le plat supérieur est frappé d'une architecture dorée.

Cette reliure perdurera jusqu'en 1958 après plus d'un siècle d'existence, fait notable dans l'histoire de l'édition.

La Comtesse de Ségur

Sophie Feodorovna Rostopchine est née le 1er août 1799 à Saint-Pétersbourg. Mariée à Eugène de Ségur, Sophie, devenue comtesse, consacre sa vie à ses huit enfants. Déprimée par les décès successifs de son père et de sa petite sœur, Sophie de Ségur retrouve une nouvelle vie à 56 ans lorsque son mari, président des Chemins de fer de l'Est, rencontre Louis Hachette et son gendre, Emile Templier. Eugène de Ségur leur parle des histoires que sa femme écrit pour ses petits-enfants. Le premier contrat est signé en 1856, au moment de la création de la Bibliothèque rose illustrée.

La comtesse de Ségur meurt le 9 février 1874, laissant derrière elle une œuvre faite de vingt livres, un pour chacun de ses petits-enfants et qui a largement contribué au succès de la Bibliothèque rose.

Posté par lafeeauriane à 22:27 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2009

Ah !! mon fils....

Eveiller mon fils au sens des mots, apprendre à choisir parmi : c'est gouteux, c'est goutu, c'est savoureux, c'est succulent, c'est exquis, c'est délicieux, pour s'entendre dire au retour de l'école : "c'est trop bon"!!!!

Ce n'est pas gagné... Mais pour parfaire sa culture littéraire :

http://gallica.bnf.fr/

Posté par lafeeauriane à 23:48 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A notre professeur ;-)

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAB92023148/alea-jacta-est.fr.html

MAS : Memento Audare Semper ( souviens toi de toujours oser...)

Prix Théophile GAUTIER, prix annuel décerné par l'Académie Française

  • 1992 : Mme Geneviève Immé, Amatoria Periegesis, Voyage d'amour, (médaille d'argent)
  • latinpau

    Posté par lafeeauriane à 23:19 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    12 novembre 2009

    René BAZIN

    Depuis le temps que je voulais me plonger dans les écrits de René BAZIN ( académicien et grand oncle de Hervé....) pour voir .... Je commençais à chercher sur le net un site où j'aurais pu commander et puis je suis tombée sur wikipédia, page René BAZIN avec de nombreux ouvrages "en ligne" et gratuitement accessible...

    J'ai donc lu ( en une soirée et pour commencer...) la Tache d'encre saluée par l'Académie Française en son temps... Franchement ça sent la bluette ( l'histoire finit  "lourdement " bien, l'intrigue cousue de fil blanc le tout animé par des sentiments qui se veulent absolument bons.. ) !

    L'intérêt pour moi est dans le style "soutenu", de magnifiques imparfaits du subjonctif, un rythme et des respirations bienvenues... et de cela je me suis régalée ....

    Extrait :

    "Je ne l'eusse pas si bien dit : l'odeur seule des livres est intelligente, la respirer c'est déjà vivre par l'Esprit".

    "Car ça se brise le coeur et c'est une porcelaine qui ne se raccomode pas"

    "27 ouvrages, quand ils sont lus par 27 hommes d'esprit cela vaut une popularité"

    "C'est une nature un peu vagabonde qu'une éducation spéciale eût faite artiste et qui faute de cette formation première restera simplement réveuse".

    "Mais elle n'a pas l'habitude du monde : elle danse mal"

    "Je suis très honoré Monsieur de votre démarche et certainement je l'aurais prise en très sérieuse considération si ma fille n'était en ce moment même recherché par le fils d'un de mes amis et vous concevez monsieur que cette situation ne me permet pas d'accueillir des avances qui en d'autres circonstances eussent fait l'objet du plus mûr examen".

    lenitif, sinapisme

    "aurea mediocritas " de Horace : difficile à intérprêter : soit " dans le juste milieu , l'équilibre le plus précieux" ou la précieuse médiocrité ( pauvreté) ( la pauvreté permet de se libèrer de contraintes sociales etc. ce qui permet de faire autre chose... de plus artistique  ou spirituel)

    l'âne de Balaam

    Posté par lafeeauriane à 00:47 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    12 mars 2009

    Un peu de poésie ...

    Demain, dès l'aube...

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
    lac_de_gaubeNous avons tous et toutes étudié ce poème au lycée... Il a fallu que j'arpente les sentiers assombris près de Cauterêts où seuls les bruyères et le houx survivent, ceux qui mènent au lac de Gaube, pour que je ressente ces vers comme si j'avais mis mes pas dans les pas du poète...

    En 1843, Victor HUGO entreprend un voyage dans les Pyrénées, incognito, la raison officielle est de prendre les eaux, la raison officieuse est de se rapprocher  de sa fidèle maitresse. Tous les matins il se lève à l'aube, quand il fait encore nuit, marche vers la Raillère... Il dira lui -même qu'exercer son corps par cette marche silencieuse est tout aussi propice à son rétablissement que la cure elle même...

    Au lac de Gaube, il est surpris par une plaque commémorative : un couple de jeune marié s'est noyé alors qu'il se promenait en barque sur ce lac. Il faut mettre deux sous pour approcher l'endroit... il manque de trébucher et a ce mot , pour rire, "heureusement que je ne suis pas tombé... une plaque supplémentaire et les visiteurs auraient payé quatre sous..."'

    Et puis en rentrant de sa cure, il apprend par les tabloids de l'époque que sa fille est décédée dans les mêmes conditions.. Comment alors ne pas penser à l'épisode , et plus encore à Cauterêts où même la reine Hortense était venue panser les plaies si cruelles de la perte d'un enfant ? " Seuls les paysages acérés de ces Pyrénées étaient en harmonie avec la dure affliction qui touchait mon âme..." écrivit elle ...

    Le poète nous transporte de la campagne d'Honfleur vers ces montagnes si hautes qu'elles forcent à la conversion du chagrin, en toute humilité. 

    Posté par lafeeauriane à 23:57 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    14 août 2008

    Qui qu'a vu Coco dans le Trocadéro??" Quelques phrases...

    Une irrégulière ou une horizontale ou une dégraffée... Coco aura passé sa vie à fuir ses origines et sa condition de femme entretenue, de celles qu'on n'épouse pas... ne jamais ressembler à une cocotte second empire et donc rechercher le style le plus pure possible, voilà la thèse soutenue par Edmonde Charles Roux qui en tant que fille d'ambassadeur,  connaît bien sûr les souffrances de la faim, de l'orphelin et tous les ressorts. Saluons toutefois l'indéniable travail de fourmi ( plus de 588 pages d'anecdotes...) et la qualité littéraire. L'ensemble est plus que convaincant, "après tout"... Etant donné que le tournage du film issu de ce livre débute en septembre et que la prod compte faire aussi bien que le film la môme (Piaf) ( misons surtout sur Audrey Tautou...) on peut espérer un gros buzz ... Alors voilà quelques citations pour enflammer vos dîners en ville et faire croire que vous avez dévoré ce "recueil" ... bref une incollable et sur l'artiste et sur le livre ! ( c'est pas sympa ça !!! et si vous en voulez plus j'en ai plus...)

    " Céder sa maîtresse à un camarade qui garantissait à l'abandonnée même train de vie et même calèche, ainsi se terminait d'ordinaire une idylle saumuroise"

    "C'est le geste si las de la main, abandonnée sur le bord du panier, la marque profonde que laisse dans le tablier le poids d'un nouveau né et personne à qui le confiait"

    "A 81 ans passé, Gabrielle Chanel expliquait dans un langage cru les secrets d'une bonne assiette et comment on doit se tenir à califourchon : "Pour y parvenir disait elle un moyen et un seul : s'imaginer que l'on porte une précieuse paire de couilles ( ici le geste) et qu'il ne saurait être question d'y prendre appui."

    gloire du turf : "faire courrir était jusqu'en 1914 l'apanage exclusif du pur gratin". Un de ses premiers amants, Etienne BALSAN l'emmenait régulièrement à PAU ( hyppodrome connu) et ils logaient place royale au dessus d'Old England, aujourd'hui magasin Manhattan.vacances2008_158

    "Devant Cyrano de Bergerac, quelle infection!des vers de mirliton...Le mauvais goût de tout ça et le cocorico français : quelle bêtise !un patriotisme de concierge!"

    sur Isadora Duncan ( pourtant géniale ndrl ) " je ne l'ai jamais connue qu'éméchée. C'était une muse de sous préfecture". Elle préférait Caryathis.

    "Dieu de rues, diable de maison"

    La France assistait à une nouvelle répartition des populations : au front ceux qui souffraient, à Paris ceux qui parlaient, à Deauville ceux qui attendaient et à Biarritz ceux qui profitaient.

    "le faste où le pratiquait on : à Biarritz, rien qu'à Biarritz"

    Gabrielle ourvit une maison à Biarritz rue Gardères, villa  Larralde avec une tour ronde.

    Photogarderes

    Affluaient les commandes de la cour d'Espagne, saint Sébastien, Bilbao. L'atelier de Biarritz travaillait à plein régime avec plus de 60 ouvrières.

    Chanel achète à Rodier ses stocks de jersey, tissu très difficile à travailler et crée le Chanel's charming dress.

    " Mais s'épuisaient en elle ses facultés d'aveuglement sans lesquelles qu'on le veuille ou non se vident les forces de l'amour"...

    "le pire disait Laborde était cette femme qui pleurait les yeux secs".

    "à tissu précieux, accessoires légers"

    "Le n°5 avait le caractère surprenant d'une création abstraite", plus de 80 ingrédients, premier parfum stable qui dure dans le temps...

    "C'est l'évidence même, les belles choses sont faites pour circuler"

    "la vie en société est une vaste entreprise de banditisme dont on ne vient pas à bout sans de multiples complicités"

    'luxe : ambitieuse exigence de l'Esprit"

    "Toujours oté, toujours dépouillé. Ne jamais ajouter... Il n'y a d'autre beauté que la liberté des corps".

    Posté par lafeeauriane à 14:30 - Lectures - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    L'irrégulière d'Edmonde Charles Roux ou l'itinéraire Chanel

    3155PP3H97L__SL500_AA240_En attendant le film d'Anne FONTAINE avec Audrey TAUTOU dans le rôle de Chanel dont le tournage démarre début septembre,  je me suis plongée une semaine dans la biographie l'Irrégulière ( trame du film) en compagnie de deux " monstres" : Edmonde Charles Roux  inUK1AuIkVet Coco Chanel 2228892742... La lecture d'une biographie  est toujours une manière de connaître et l'auteur et le sujet peut être même davantage l'auteur ... Mais voici quelques citations de Coco :

    «Il n'y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue.»

    «La mode, c'est quelque chose au bord du suicide.»

    «Le luxe, ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité.»

    «Une femme sans parfum est une femme sans avenir.»

    «
    La mode se démode, le style jamais.»

    Posté par lafeeauriane à 12:18 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    24 juillet 2008

    mauriaccitations :

    " ma jeunesse n'a été qu'un long suicide"

    "je souffrais qu'il y eut en moi si peu de charmes que ma jeunesse ne me servait à rien"

    "je me hâtai de déplaire exprès par crainte de déplaire naturellement"

    "sa conversation était plate, elle habitait un univers si borné et usait d'un vicabulaire si réduit qu'au bout de trois minutes je désespérais de soutenir la conversation"

    "Ils gagnent un argent fou mais ils mènent trop grand train... Ils préfèrent jeter de la poudre aux yeux plutôt que de mettre de côté".

    'J'aime l'argent, je l'avoue, il me rassure"

    "un vieillard n'existe que par ce qu'il possède"

    "tu avais un couplet sur les vieilles familles paysannes, plus nobles que bien des nobles"

    "dans ton monde, un mari accompagne sa femme à la messe"

    "je laissais ce prénom éclater comme une bulle à la surface de notre vie"

    "l'art de vivre consiste à sacrifier une passion basse à une passion plus haute"

    "ils me regardaient comme si j'avais été ce fauve qui léchait les pieds de petites martyres".

    "dans un soir d'humilité, j'ai comparé mon coeur à un noeud de vipères"

    "une certaine qualité de gentillesse est toujours signe d'une trahison"

    "ils couperaient en deux une tapisserie plutôt que d'en laisser le bénéfice à un seul. ILs aiment mieux que tout soit déparaillé mai qu'aucun lot ne l'emporte sur l'autre. C'est ce qu'ils appellent avoir la passion de la justice".

    "je ne voulais d'autre vengeance que de leur arracher cet héritage autour duquel ils séchaient d'impatience, suaient d'angoisse".

    "pour passer outre aux ridicules, aux vices et surtout à la bêtise des êtres, il faut détenir un secret d'amour que le monde ne connaît plus".

    "les êtres ne sont jamais aussi bas qu'on imagine".

    "Deux vieux époux ne se détestent jamais complétement"

    " On atteint aisément une âme vivante à travers les crimes, les vices les plus tristes, mais la vulgarité est infranchissable"

    Posté par lafeeauriane à 23:44 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    06 juin 2008

    L'assomoir d'Emile ZOLA

    assommoir_zola On l'avait lu en première pour le bac de français... Et puis, j'ai décidé de me replonger là dedans pour voir si j'avais le même regard... Cela reste un peu trop "Tearjacker" à mon goût...  mais ça reste le livre des "Métiers"

    Les citations : " toute une marmaille mal mouchée, débraillée, se bousculait, se traînait par terre, au milieu des piaulements, de rires et de pleurs".

    "Tu ne veux pas que je porte aussi les enfants ? hein, si l'on prêtait sur les enfants ce serait un fameux débarras!"

    "Dis donc, tu as croqué le magot comme moi"

    "la mère, une travailleuse, qui avait servie de bête de somme au père macquart".

    "Les mufes ( crétins) sont des mufes".

    "Il avait un rire de poulie mal graissée"

    "La maison ... carrée, pareille à un bloc de mortier gâché grossièrement , se pourrissant et s'émiettant sous la pluie, elle profilait sur le ciel clair au dessus des toits voisins, son énorme cube brut, ses flancs non crépis, couleur de boue, d'une nudité interminable de murs de prison, où des rangées de pierres d'attente semblaients des mâchoires caduques, baillant dans le vide".

    " Quand on est mort, écoutez ça..., quand on est mort, c'est pour longtemps".

    " il allongeait les 15 francs de bon coeur, après tout ces femmes là passer leur jeunesse à étudier, elles avaient raison de demander cher"

    " sans haine contre le vin, car le vin est nécessaire à l'ouvrier".

    "dire toujours vous, ça allonge les phrases"

    " le peuple se lassait de payer au bourgeois les marrons qu'il tirait des cendres en se brûlant les pattes".

    " c'est un métier de malheur de passer ses journées comme les chats, le long des gouttières. Eux pas bêtes, les bourgeois ! Ils vous envoyaient à la mort, bien trop poltrons pour se risquer sur une échelle, s'installant solidement au coin de leur feu et se fichant du pauvre monde. Et il arrivait à dire que chacun devait poser son zinc sur sa maison. Dame, en bonne justice, on devait en arriver là : si tu ne veux pas être mouillé, mets toi à couvert".

    Le vocabulaire et expression argotique : "Joliment" est répété au moins 100 fois !!! ( L'eau est joliment dure à Paris) - nipper - "et à sa grande bringue de soeur" - "Tonnerre de Dieu" -  couler ( bouillir) - " c'est du chien" ( quelle poigne...) - grabuge - au bout de deux mois, nous étions nettoyés ( = ruinés) - le chameau ( pauvre fille) ou rosse ou la carne ou grande morue - le coup de gosier ( le coup de gueule) -  rouchie ou gadoue ( fille de mauvaise vie) - grasse comme une caille - "ça serait farce " ( serait drole) - caraco d'orléans ( etoffe legère de laine et de coton) - manger " un ordinaire" : repas de midi - cheulards ( soulards) - roussin ( agent de police sert d'injure plaisante) - fichu grelot ( bagout) -     gargot : restaurant bas de gamme - panier aux crottes : cul - corbeaux : prêtres - galfatres : abrutis, goinfres ou idiots -    pleuvoir des curés : pleuvoir violemment - riflard : parapluie - " décrochez moi ça" : vêtement d'occasion - dégobille ( ?) - endêver : énerver - godiveaux : tarte farcie au hachis de veau - gibelotte : fricassée au vin blanc - chausson : femme qu'une vie déréglée a avachie - fricandeau : tranche de veau avec du lard - godailler : courir les cabarets - brûlot : eau de vie - bastringue : bal de guinguette - casse poitrine : alcool de médiocre qualité - se cocarder : s'enivrer - se mettre dans les brindezingues : devenir ivre -  sans batteries : sans brutalités -  eau de seltz : eau allongée de gaz carbonique (soda) - crier aux petits pâtés : douleur de l'enfantement - gourgandine : dévergondée - je t'amène la séquelle : famille - canulante : ennuyeuse - ce n'est pas de la roupie de sansonnet : c'est excellent - crapoussin : bébé -   fair un peu la vache : paresser - 

    Les métiers :

    Le serrurier porte un "bourgeron" bleu ( courte blouse de travail en grosse toile)

    Le charpentier : "dans notre métier, il faut des jambes solides" " elle ne pouvait assister à ça, son sang ne faisait qu'un tour quand elle voyait son homme entre ciel et terre, à des endroits où les moineaux eux mêmes ne se risquaient pas". "N'importe c'est un pain joliment cher car on y risque ses os plus souvent qu'à son tour".

    Le maçon porte une cotte blanche (sorte de bleu de travail)

    Le peintre porte un paletot

    La blanchisseuse prend une boule de bleu qui lui sert à blanchir et du savon, un battoir, de l'empois ( pou amidonner le linge) -

    giletière : fait des gilets

    chaîniste : fait des chaînes en or 

    Quartier : La goutte d'or à Paris

    Les éléments historiques : 1850 : Eugène SUE, romancier "socialiste" des mystères de Paris est élu député de Paris. 

    loi du 31 mai 1850 : " leur loi est une abomination. Maintenant il faut deux ans au moins de domicile.  trois millions d'électeurs sont rayés des listes. On m'a dit que Bonaparte est très vexé, car il aime le peuple".

    12 heures : durée d'une journée de travail en ce temps là.

    Les ouvriers du bâtiment gagnaient entre 4 et 6 francs par jour, les blanchisseuse un peu plus de deux francs.

    2 décembre 1851 : coup d'état de N3

    Posté par lafeeauriane à 10:09 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    14 avril 2008

    Extrait album primo-avrilesque...d'Alphonse ALLAIS

    imagesnoir
    Combat de noirs dans une cave, pendant la nuit

    rouge
    Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la mer rouge
    ( effet d'aurore boréale)

    imagesecru
    Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige


    "Et moi aussi je serai peintre ! m'écriai-je en français...Et quand je disais peintre, je m'entendais : je ne voulais pas parler des peintres à la façon dont on les entend le plus généralement, de ridicules artisans qui ont besoin de mille couleurs différentes pour exprimer leurs pénibles conceptions... Non! Le peintre en qui je m'idéalisais, c'était celui génial à qui suffit pour une toile une couleur : l'artiste, oserais je dire, monochroïdal. Après vingt ans de travail opiniâtre, d'insondables déboires et de luttes acharnées, je pus enfin exposer une première oeuvre :

    Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige

    Une seule exposition m'avait offert son hospitalité, celle des arts incohérents, organisée par un nommé Jules Lévy, à qui, pour cet acte de belle indépendance artistique et ce parfait détachement de toute coterie, j'ai voué une reconnaissance quasi durable. i j'ajoutais un mot à ces dires, ce serait un mot de trop. Mon Oeuvre parlera pour moi."Alphonse ALLAIS


    Ce cher Alphonse ne vit pas l'avénement de KLEIN... et de ses bleus.... ni les oeuvres abstraites du 20° siècle...L'art abstrait sans le comprendre il le sentit venir.... Là repose son génie.... Il nous reste une oeuvre pleine d'humour...

    Posté par lafeeauriane à 20:26 - Lectures - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
    « Accueil  1  2   Page suivante »